Observations automnales de fin d’octobre…

17 octobre
Aujourd’hui, en France, plus d’un demi-million de personnes voulaient manifester en paix. Mais ce fut impossible, parce que la frange la plus violente et la plus imbécile du pays a été envoyée : les CRS. CRS, pour Compagnies républicaines de sécurité, la police politique française. Une belle bande de salauds poltrons et couillons qui frappent tout ce qui bouge, particulièrement les jeunes, pendant que leurs patrons se la coulent douce dans les salons du pouvoir politique et économique.

24 octobre
C’est extrêmement désolant de constater que près de 106 000 personnes ont signé une pétition pour demander la démission de Ruba Ghazal, qui a « osé » soulever un keffieh lors des cérémonies d’assermentation des député-es à l’Assemblée nationale. Désolant, oui, mais aucunement surprenant, quand on sait qu’au Québec, 885 379 personnes ont voté pour le PCQ de Duhaime, avec ses gueulards de radio poubelle et ses complotistes, le 5 octobre dernier. D’ailleurs, je suis presque certain que si on pouvait voir où résident les gens qui ont signé cette pétition, la grande majorité serait à Québec et dans Chaudière-Appalaches (particulièrement en Beauce). On aurait du mettre une question pour valider les signatures : « Qu’est-ce qu’un keffieh? » Eeeuuuh, un quoi?

Une deuxième pétition, en appui à madame Ghazal celle-là, a recueilli plus de 56 000 signatures en quelques jours.
C’est maintenant la course de pétitions! On part un pool?

25 octobre
Photo : Nelson Almeida / AFP
Après l’entrée à l’Assemblée nationale du PCQ de Duhaime et sa bunch de gueulards de radio poubelle et de complotistes; après une victoire majoritaire des conservateurs en Colombie-Britannique, recevons comme une bouffée d’air frais la victoire de Lula Da Silva au deuxième tour de l’élection présidentielle au Brésil, contre le fils du néofasciste ex-président Jair Bolsanaro, Flavio, qui était appuyé par Trump.

Est-ce que ce mardi 27 octobre, Israël fera l’immense cadeau à l’humanité de kicker out le criminel du guerre Netanyahu? Sinon, la prochaine joie (souhaitée et de plus en plus probable) : la déconfiture de Trump aux élections de mi-mandat, le 3 novembre.

26 octobre
Flávio Bolsonaro, qui, comme son père fasciste Jair, était soutenu par Donald Trump, a perdu l’élection présidentielle au 2e tour au Brésil, hier. Aujourd’hui, il demande l’annulation de l’élection. Quelqu’un est surpris?

Hier soir à l’émission Tout le monde en parle, l’ex-Première ministre du Québec, Pauline Marois, a dit comprendre et excuser le geste de Ruba Ghazal lorsque, dans la fébrilité du moment (son assermentation), elle a soulevé durant quelques secondes le keffieh que lui a prêté Manon Massé. Madame Marois a aussi dit que les gens devraient plutôt signer la pétition qui demande la mise à pied du policier qui a uriné sur un itinérant plutôt que celle qui demande la démission de Ruba Ghazal.

À ce sujet, toujours pas un mot de la part du nouveau Premier ministre, Paul St-Pierre-Plamondon, qui soigne sa droite. Décevant! Mais, madame Marois participe actuellement, avec l’ex chef de cabinet de Jacques Parizeau, Jean Royer, à une formation des député-es et ministres du nouveau gouvernement péquiste. Que voilà de bonnes valeurs à transmettre : la tolérance et la résilience, en lieu et place de la mesquinerie.

Plus tard, en soirée, ce même 26 octobre
Aujourd’hui, Paul St-Pierre-Plamondon, comme la Première ministre de l’Alberta, n’a pas participé à une réunion des Premiers ministres canadiens avec les chefs de plusieurs des Premières Nations, ce qui a déçu ces derniers, on le comprend. Mais il a tout de même trouvé le temps d’appeler le président-banquier de la France, Emmanuel Macron, pour lui offrir « tout le soutien et la solidarité du gouvernement du Québec », de même que sa « condamnation des troubles fomentés par l’ultragauche ». Donc, pour PSPP, les étudiants et les parents qui réclament, entre autres choses, la réfection des lycées et l’engagement d’enseignants, les syndicats qui manifestent pour plus d’équité et une partie de la population qui se plaint de la vie trop chère, c’est l’ultragauche? On croirait entendre Marine Le Pen!

On peut dire que cette déclaration — et cette journée — de PSPP était… ultragauche!

Quelques mots en cette veille d’élection…

9h00
Le PQ prendra presque assurément le pouvoir demain, 5 octobre 2026. Avec 29 ou 30% du vote, il obtiendra autour de 50% des sièges, tandis qu’avec 16% du vote, la CAQ pourrait être rayée de la carte, alors que ce pourcentage aurait pu, sur une base mathématique, lui donner à peu près 20 députés. Grâce au vote monolithique anglophone de l’ouest de Montréal, le PLQ devrait obtenir 39 députés alors que son pourcentage de vote de 24% ne devrait pas lui en valoir plus de 30. Et Québec Solidaire aura environ la moitié de ce qu’un système électoral proportionnel lui aurait donné.

Il faudra voir si, avec un résultat qui l’avantage, PSPP fera comme ses prédécesseurs et reniera son engagement à changer cet antique mode de scrutin uninominal à un tour.

17h00
J’aimerais être une petite mouche dans une salle de cinéma pour voir la réaction de Paul St-Pierre-Plamondon pendant la scène du discours à propos des immigrants de Gérald Godin, de retour à l’assemblée nationale et diminué par la maladie, dans le magnifique film « Pauline Julien Femme Pays », d’Anaïs Barbeau-Lavalette.

L’immigration, enrichissement bien plus que menace

Commentaire pré-élection, écrit le samedi 3 octobre 2026, deux jours avant la journée du vote, après cinq semaines de la campagne électorale la plus plate de l’histoire, en ce qui me concerne. Mon commentaire porte sur l’immigration, dont on a beaucoup parlé, certains — je n’ai pas besoin de les nommer — faisant porter aux nouveaux arrivants tous les problèmes de la société. Je n’aurais pas pu parler d’environnement et de changements climatiques, ce sujet ayant été carrément ignoré tout au long de la campagne. Comme bien d’autres. Bref, voici mon point de vue sur l’immigration au Québec.

J’ai toujours vu l’immigration comme un enrichissement et non comme une menace pour la société québécoise, particulièrement dans les régions comme le Bas-Saint-Laurent, où elle pourrait être beaucoup plus importante. Je suis donc loin, très loin de la vision PSPPiste de l’actuel PQ.

En 2025, environ 97 % des personnes immigrantes au Québec possédaient une connaissance fonctionnelle du français. Plus de 50 % d’entre elles sont arrivées de la France, du Cameroun, de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc, tous francophones.

Des chiffres sur le français au Québec, maintenant. En Abitibi, le pourcentage de francophones est de 95 % et au Bas-Saint-Laurent, il est de 99 %. Au niveau national, le français était la langue la plus utilisée dans 81 % des foyers du Québec en 2005 et 2015, et on en est à 83 % en 2025. On ne peut donc pas parler ici d’assimilation, bien qu’il faille rester très prudent. Dire que le Canada cherche à assimiler le Québec relève de la paranoïa ou pire, de la petite politique de peur et d’affrontement. On n’a pas besoin d’agiter de tels épouvantails pour promouvoir l’indépendance du Québec. Je suis résolument indépendantiste et ce, depuis très longtemps. Et on peut être indépendantiste sans être péquiste, surtout dans sa version 2026.

Et je suis profondément convaincu que l’indépendance ne pourra se faire qu’avec la participation de TOUS les Québécois, sans exception et surtout sans discrimination, ainsi qu’avec les Premières Nations.

Coups de gueule de début de campagne — et d’un peu avant…

1er septembre
Le parti conservateur de Duhaine a son mal engueulé de Radio X en Dom Dumas, le PQ a bien le droit d’avoir le sien en François Gariépy. Celui qui est sans doute devenu péquiste à la vue des sondages du printemps dernier a lâché derrière son micro quelques Xeries juteuses, genre « certaines personnes en situation d’itinérance vivent dans la rue « par choix », il a nommé « squaws » des femmes autochtones et a parlé de « cigarettes d’Indiens, de cigarettes à plumes » en référence au tabac de contrebande. Il a aussi dit que les « artistes pleurnichards en situation financière précaire n’ont pas une vraie job ».

Mais, « C’est tellement un bon gars », a dit Paul St-Pierre Plamondon, pour qui il n’est pas question de retirer la candidature de Gariépy. Peut-être voit-il déjà en lui son futur ministre de la Culture ou qui sait, son ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit…

Rappelons en passant que, comme avant lui François Legault, PSPP rejette le concept de racisme systémique, qu’il associe au « wokisme ». Pour lui, le système fédéral canadien ou certaines institutions spécifiques ont pu faillir — Ciel! quelle surprise! —, mais pas la bonne société québécoise qui, elle, n’est pas systémiquement raciste. Le chef péquiste a déjà d’ailleurs demandé le retrait de contenus pédagogiques expliquant le racisme systémique aux élèves du secondaire.

30 août
Pauvre PQ! PSPP rides again! En plus d’être responsables de la crise du logement, les immigrants sont maintenant responsables du manque de places dans les écoles… Si on était en juin, ça serait probablement aussi leur faute s’il y a autant de mouches noires et de maringouins.

Et le monsieur veut tenir un référendum sur l’indépendance du Québec au terme d’un premier mandat. Excellente stratégie que de se mettre à dos le 15% de la population (sur deux, trois, quatre générations) qui est issu de l’immigration et ceux qui bénéficient de leur présence, notamment dans plusieurs domaines de travail comme l’agriculture, le tourisme et la restauration.

Après avoir insulté et méprisé les artistes et les gens qui travaillent en culture et avoir traité de wokes ceux qui ne pensent pas comme lui, le voici qui se peinture dans le coin du nationalisme identitaire. Un vrai champion du tir dans le pied!

7 août
Le parti conservateur du Québec d’Éric Duhaime vient de lancer son slogan pour la campagne électorale de 2026 : OSER POUR VRAI. Comment les « stratèges » du PCQ ont pu rendre public ce slogan sans se rendre compte qu’il manque un L au début ?

Maïté Blanchette-Vézina : opportunisme et convictions élastiques

Tant qu’à tourner le dos aux gens qui l’ont élue, aussi bien le faire de façon aussi indigne, déloyale et opportuniste que le fait la députée de Rimouski, Maïté Blanchette-Vézina, ex-caquiste qui joint le parti conservateur d’Éric Duhaime — qui a obtenu 4,75 % du vote et un peu plus de 1 500 voix dans la circonscription de Rimouski en 2022 — et qui annonce à l’avance qu’elle se présentera pour le PCQ dans le comté de La Peltrie en octobre prochain.

Les projections de QC125 donnent 7 % d’appui au PCQ dans Rimouski et 31 % dans La Peltrie à la prochaine élection. Vous avez dit opportuniste?

Blanchette-Vézina avait promis qu’elle resterait députée indépendante jusqu’à la fin de son mandat, mais la dame n’en est pas à sa première promesse brisée… et sans doute pas à sa dernière déclaration contradictoire.

Alors qu’elle était mairesse de Sainte-Luce, elle s’est prononcée contre l’exploitation des hydrocarbures au Québec, et aujourd’hui, comme députée du PCQ — « Mon char, mon choix! » — elle voit le pétrole comme essentiel à la création de richesse. Elle se dit défenseure des régions, puis elle fait un grand doigt d’honneur à Rimouski et au Bas-Saint-Laurent pour se présenter dans une circonscription urbaine de Québec (contre Éric I don’t Caire…).

PSPP, le PQ et l’immigration

Plusieurs péquistes, parmi lesquels on retrouve quelques « angry péquistes », ceux qui ne voient plus clair dès leur parti chéri est le moindrement critiqué, trouvent qu’il y a actuellement du « PQ bashing » sur les réseaux sociaux. S’il est vrai que certains critiques poussent un peu le bouchon en acollant le PQ à la droite albertaine ou pire, au trumpisme, il n’en demeure pas moins que des positions du chef St-Pierre-Plamondon –PSPP– sur certains sujets sociaux, l’immigration au premier plan, tirent le parti vers la droite et sont hautement questionnables, voire même condamnables.

Quand on sait que, selon les sondages récents, PSPP sera probablement le prochain Premier ministre du Québec, il est à souhaiter que les partisans du PQ qui restent encore près du centre-gauche – que le chef qualifie peut-être déjà de wokes – parviennent à le tempérer pour lui faire adopter et défendre des positions plus humanistes et plus respectueuses des principes de la social-démocratie.

Photo: Francis Vachon La Presse canadienne

Extrait d’un article de Michel C. Auger dans La Presse :

« (…) si certains de nos politiciens font le mauvais choix, c’est beaucoup à cause de vieux réflexes populistes qui sont aujourd’hui dépassés. Ils ont encore de vieilles croyances et voient les immigrants comme des « voleurs de jobs ».

Au PQ, on choisit plutôt les experts ou les conseillers qui disent ce que l’on veut entendre, en particulier sur la crise du logement, que l’on attribue presque exclusivement à l’immigration.

Mais c’est faire exception de nouveaux phénomènes comme les « rénovictions », les logements offerts sur des plateformes comme Airbnb et la mauvaise performance historique du Québec quant à la construction de nouveaux logements, surtout quand on le compare au reste du Canada. »

Sur le même sujet, soit les inquiétudes légitimes de plusieurs tenants de la social-démocratique, pour la plupart indépendantsites, je vous invite à lire PSPP SVP, la dernière chronique de mon compère Pierre Docteur Landry, parue dans Le Mouton Noir de janvier-février 2026.

Mes hommages, Monsieur RALPH TOWNER

Le guitariste, pianiste et grand compositeur Ralph Towner est décédé à l’âge de 85 ans le 18 janvier 2026, en Italie, où il vivait maintenant. Découvert à la fin des années 1970 avec le groupe Oregon, dont il était le fondateur et le principal compositeur, il est l’un des musiciens que j’écoute depuis le plus longtemps et de façon très régulière. Il a été auparavant membre de The Winter Consort, qui portait le nom du saxophoniste Paul Winter, même si, aussi au sein de cet ensemble, Ralph Towner était le principal compositeur.

Ses disques solos Diary, Ana, Anthem, My Foolish Heart et At first light 1, enregistré en 2023, alors qu’il avait ses 83 ans bien sonnés, sont de petits bijoux. Il a joué et enregistré avec les plus grands musiciens du jazz contemporain, Gary Peacock, Eberhard Weber, le grand vibraphoniste Gary Burton — leur album duo Matchbook (1975) est magnifique —Jack DeJohnette, décédé tout récemment, John Abercrombie, Eddie Gomez et même avec Bill Bruford, sur un excellent album jazz de ce dernier, If Summer Has Its Ghosts, sur lequel joue aussi Eddie Gomez.

Son chef-d’œuvre est Icarus, qui a été reprise par de nombreux musiciens et qu’il a lui-même adaptée et interprétée sous différentes formes. Aurora 2 et The Silence of a Candle sont aussi de grandes pièces.

J’avais fait une photographie de lui lors d’un concert d’Oregon, à Québec, en décembre 1978 (photo ci-haut). Il était venu à Rimouski avec cet autre grand guitariste, John Abercrombie, environ trois ans plus tard, pour un concert duo à la salle Georges-Beaulieu, qui restera pour moi l’un des meilleurs spectacles que j’ai vus dans ma vie. Je l’avais abordé après le test de son, fait en après-midi, pour lui montrer cette photographie de lui, dont j’étais très fier. Il me dit aussitôt : « Oh, yes, I remember those shoes. You know, that’s how I situate myself in time, by looking at the shoes I had! ». Il trouva la photo très bonne et me conseilla de l’envoyer à la compagnie de disques ECM, ce que je ne fis jamais, bien sûr.

Chapeau et merci, cher monsieur Towner, votre musique, que j’écoute depuis près de 50 ans, continuera de m’accompagner encore longtemps. Toute ma vie, en fait.

  1. Ce lien contient une présentation par Ralph Towner de son parcours de compositeur et de ses liens avec la compagnie ECM, qui a produit tous ses albums. ↩︎
  2. Version de l’album Matchbook, avec Gary Burton. ↩︎

It’s a go for Legault

Bien des reproches, surtout en ce qui concerne l’économie, sont adressés de toutes parts à François Legault suite à sa démission du 14 janvier. Ça va bien sûr des fiascos de Northvolt et de la SAAQ-Clic aux parties hors-concours à Québec des Kings de Los Angeles — 7 millions $ — et aux déficits monstres qui se sont constitués, entre autres, à partir des cadeaux électoralistes à la Duplessis — « Vous allez avoir un beau 500 $ si vous votez pour nous… » — qui ont totalisé plusieurs milliards et qui ont été donnés à toutes les classes de la société, même les plus riches.

Moi, ce qui m’écoeure le plus de ce gouvernement, ce sont les bris d’engagement dans des programmes comme le PEQ — Programme de l’expérience québécoise —, qui puent la peur des immigrants et qui, en bout de ligne, ne représentent rien de moins qu’un malhonnête reniement de promesses et d’engagements faits au nom du Québec par le gouvernement de la CAQ. Une autre mesure tout aussi honteuse : ce croc-en-jambe de fin d’année fait à un grand nombre d’organismes communautaires, qui ont été récemment informés qu’ils ne recevraient pas le deuxième versement de subventions officiellement annoncées et ayant fait l’objet d’ententes en bonne et due forme. Ces engagements et ententes, faut-il le rappeler, ont été pris par un gouvernement qui représente l’ensemble du peuple du Québec et leur non-respect, pour des raisons bassement comptables par un gouvernement en déroute, rejaillit donc très négativement sur nous tous.

J’ajoute le refus obstiné et carrément bigot de Legault de reconnaître le racisme systémique envers les Premières Nations et son attitude de mépris envers les syndicats… et… et… et…

Le chef est parti. Bien fait! II faut maintenant que le Québec se départisse des pires tares du Caquistan, soit — pas nécessairement dans cet ordre — : Roberge, Drainville, Duranceau, Charette, Boulet, Guilbault, Caire et d’autres.

Bref, bon débarras!

Pichenottes sur Pablo!


• Loto-Québec annonce le lancement d’une loterie des Fêtes, la LOTO-PABLO.
Devinez la journée où Pablo Rodriguez se fera kicker out du PLQ d’ici Noël et gagnez le gros lot, versé en brownies, incognito dans votre compte. Vous pouvez acheter des billets —100 $ chacun — en utilisant un prête-nom.

• UPAC – PLQ; je ne sais pas pour vous, mais il me semble que ces deux sigles fittent souvent bien ensemble depuis le début des années 2000, c’est-à-dire depuis l’arrivée dans l’organisation du conservateur Jean Charest. Bleu sur rouge, tout fout le camp!

• Il aurait quand même pu le dire, Pablo Rodriguez, qu’il ne se présentait à la chefferie du PLQ que pour battre le record Guinness du plus court mandat comme chef d’un parti politique…

• Après avoir dit « Je suis innocent! » — disons qu’on s’en était rendu compte —, voilà que Pablo Rodriguez déclare aujourd’hui, en point de presse : « Je ne vais nulle part! »
Bon ben, coudon!

Dérapage verbal pour discours identitaire

Quiconque lit, ne serait-ce qu’occasionnellement, ce que j’écris sur cette page (ou sur ma page Facebook) sait que je ne prendrais pas benoîtement la défense d’un ministre libéral, d’un bord ou de l’autre de la rivière des Outaouais. Mais la levée de boucliers contre le nouveau ministre de l’identité et de la culture canadienne Marc Miller me fait grincer des dents! On l’accuse de nier le déclin du français au Québec, alors que ce qu’il a dit, c’est qu’il est tanné — comme bien du monde, dont moi — qu’on se serve de cette situation (qu’il n’a pas niée) pour faire de la politique identitaire et électoraliste — la CAQophonie, quoi!

Aussitôt, François Legault a grimpé dans les rideaux pour décréter, avec toute sa médiocrité chronique, que Marc Miller est « une honte pour tous les Québécois et qu’il dit des conneries ». D’une part, je n’autorise pas ce petit politicien, bien plus en déclin que le français, à s’exprimer en mon nom; d’autre part, si honte il y a chez moi, c’est bien plus quand je l’entends lui, déblatérer ses préjugés de bas étage sur les nouveaux arrivants dans un discours xénophobe et, oui, électoraliste et identitaire!

Et v’là ti pas que le petit (je ne parle pas ici de sa taille…) St-Pierre-Plamondon se jette dans la mêlée pour insulter les différents représentants culturels — Rideau, UDA, etc. — qui ont simplement félicité Marc Miller pour sa récente nomination (avant ses propos sur la situation du français, rappelons-le). De plus en plus à droite, de plus en plus collé sur la vision tronquée de la CAQ, PSPP a accusé de rien de moins que de « vacuité intellectuelle » les porte-parole du milieu artistique et culturel, qu’il considère probablement aussi maintenant comme des wokes.

Il fera beau voir celui qui sera probablement Premier ministre du Québec dans moins d’un an, solliciter le soutien et la participation des artistes et gens de la culture qu’il insulte mesquinement et méchamment aujourd’hui pour le référendum qu’il promet toujours de tenir. En termes de stratégie et d’éthique, il serait difficile de faire pire.

Y a-t-il un ou des copilotes dans l’avion péquiste?