L’immigration, enrichissement bien plus que menace

Commentaire pré-élection, écrit le samedi 3 octobre 2026, deux jours avant la journée du vote, après cinq semaines de la campagne électorale la plus plate de l’histoire, en ce qui me concerne. Mon commentaire porte sur l’immigration, dont on a beaucoup parlé, certains — je n’ai pas besoin de les nommer — faisant porter aux nouveaux arrivants tous les problèmes de la société. Je n’aurais pas pu parler d’environnement et de changements climatiques, ce sujet ayant été carrément ignoré tout au long de la campagne. Comme bien d’autres. Bref, voici mon point de vue sur l’immigration au Québec.

J’ai toujours vu l’immigration comme un enrichissement et non comme une menace pour la société québécoise, particulièrement dans les régions comme le Bas-Saint-Laurent, où elle pourrait être beaucoup plus importante. Je suis donc loin, très loin de la vision PSPPiste de l’actuel PQ.

En 2025, environ 97 % des personnes immigrantes au Québec possédaient une connaissance fonctionnelle du français. Plus de 50 % d’entre elles sont arrivées de la France, du Cameroun, de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc, tous francophones.

Des chiffres sur le français au Québec, maintenant. En Abitibi, le pourcentage de francophones est de 95 % et au Bas-Saint-Laurent, il est de 99 %. Au niveau national, le français était la langue la plus utilisée dans 81 % des foyers du Québec en 2005 et 2015, et on en est à 83 % en 2025. On ne peut donc pas parler ici d’assimilation, bien qu’il faille rester très prudent. Dire que le Canada cherche à assimiler le Québec relève de la paranoïa ou pire, de la petite politique de peur et d’affrontement. On n’a pas besoin d’agiter de tels épouvantails pour être indépendantiste. Ce que je suis, foncièrement et depuis longtemps.

Et on peut être indépendantiste sans être péquiste, surtout dans sa version 2026.

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