Une Chambre de commerce contre les CPE ?

Plusieurs chambres de commerce de l’Est-du-Québec apportent leur soutien au personnel des Centres de la petite enfance (CPE), qui font des journées de grève afin d’obtenir de meilleures conditions de travail. C’est le cas de la Chambre de commerce et de tourisme de Gaspé, qui lance un appel à la solidarité, et celle de Sept-Iles et Uashat mak Mani-utenam, sur la Côte Nord, qui soutient aussi le mouvement de grève pour des raisons d’équité et de conditions sociales.

Mais, à Rimouski, Jonathan Laterreur, directeur général de la Chambre de commerce et d’industrie de Rimouski-Neigette, n’appuie pas le mouvement de grève et « déplore que le débrayage rende la tâche des entreprises encore plus compliquée, alors qu’elles font déjà face à un manque de main-d’œuvre. » Hiiiii, pas fort, monsieur Laterreur!!! Il ne vous est pas venu à l’esprit que le manque de places en service de garde, qui résulte en grande partie des mauvaises conditions de travail offertes aux éducatrices, est l’une des raisons qui empêchent des gens de s’installer en région et qui sont à la base de la pénurie de main-d’oeuvre? Comme le manque de logement! On parle ici de transversalité des problématiques qui constituent une situation particulière. Un directeur de Chambre de commerce devrait avoir la capacité de comprendre cela.

Jonathan Laterreur est même allé jusqu’à déclarer que « les revendications des travailleurs sont une des facettes multiples du manque de place en garderie dans la région. » Une ode au cheap labor? On croit rêver!

Monsieur Laterreur devrait savoir que les CPE sont des entreprises – d’économie sociale – et qu’elles seraient en droit de s’attendre à être soutenues par la Chambre de commerce! Enlevez vos œillères!!!

Par ailleurs, j’ai été très déçu d’entendre, pendant une entrevue avec une conseillère syndicale des CPE, l’animateur de l’émission matinale de la radio de la SRC de Rimouski, Éric Gagnon, relayer les propos du d.g. de la Chambre de commerce de Rimouski en omettant de souligner les appuis de celles de Gaspé et de la Côte Nord. C’était donner de la crédibilité à quelque chose qui n’en méritait pas.

Maintenant, ce qu’il faut savoir, c’est si Jonathan Laterreur est un électron libre qui s’exprime à titre personnel tout en portant son chapeau de directeur général de la Chambre de commerce ou bien si son employeur, c’est-à-dire le conseil d’administration, endosse ses positions rétrogrades.

La question est lancée.

Jacques Bérubé, le 3 novembre 2021
jacques.hugb@gmail.com

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